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Lecture #31 : Vous êtes fous d’avaler ça – Christophe Brusset

vous etes fous d'avaler ça

Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez que la question de la nutrition m’intéresse particulièrement. Et lorsque je suis tombée sur ce livre chez ma maman, je n’ai pas hésité une seconde à lui l’emprunter. Le titre ? « Vous êtes fous d’avaler ça ! – Un industriel de l’agroalimentaire dénonce ». Le sujet m’interpelle. Je me prépare à ne plus rien manger. A être dégoutée de tous les produits que je vais rencontrer dans les supermarchés. Je pensais bien qu’un tel livre pouvait remuer. Verdict ? Je n’achète – encore une fois – plus mes produits comme avant. (Mais je mange encore :-D. OUF).

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Vous êtes fous d’avaler ça  ! – Christophe Brusset

Le monde sans scrupule du secteur agro-alimentaire

Je fais de l’humour, mais en vrai, c’est tout de même alarmant de prendre connaissance chaque semaine des scandales agro-alimentaires qui nous injectent toujours plus de crainte quant aux produits que l’on peut nous proposer en supermarchés (les yaourts soit-disant sans sucre ajoutés mais dans lesquels ce sont les fruits qui sont bourrés de sucres, du chocolat en poudre dédié aux enfants avec une infime part de cacao mais contenant quasiment que du sucre…). Et ce livre n’est pas sans nous apaiser. Cependant, il est très intéressant de comprendre le fonctionnement, comment les industries peuvent passer outre les règles, et avoir des exemples (nombreux) sur les failles alimentaires qui, on le constate, n’épargne finalement aucune catégorie de produit.

«Vous êtes fous d’avaler ça !» a été écrit par Christophe Brusset, un ingénieur de haut niveau, ancien dirigeant de groupes internationaux agroalimentaire. Pendant des années, il a servi au sein de marques qui n’avaient (n’ont) aucun scrupule (et c’est si peu de le dire !). L’auteur revient sur ses différentes expériences et sur ce qui a fait l’actualité : la viande de cheval dans les lasagnes, du fromage sans fromage, de la confiture de fraises sans fraise… Autant de cas qui nous éloignent de « la bonne bouffe » recommandé et tant rêvé.

Des exemples effarants

Vous voulez des exemples ? En voici :

  • A propos des confitures : « Bien qu’il y ait quelques feuilles salies par un peu de terre, on obtient pourtant, après un broyage fin et un bon tamisage, une purée parfaitement rouge et délicatement parfumée. On stérilise, un peu de conservateur, comme du bon sorbate de potassium ou de l’excellent benzoate de sodium, si nécessaire, et bon appétit ! ».
  • A propos des épices ras-el-hanout (mélange d’épices qui ne détient pas de recette officielle) : « Les lots périmés, l’ail qui a pris en bloc, la farine ou les noisettes qui ont des insectes, le paprika bruni, les fabrications qui ratent…; tout ça, au ras-el-hanout ! ».
  • A propos d’une sauce au bleu : « Par exemple, et là encore c’est du vécu, pour une sauce au bleu d’Auvergne, vous prenez un peu, le moins possible, de bleu d’Auvergne que vous mélangez avec de l’eau, du fromage industriel en bloc bas de gamme, du beurre, des protéines laitières, crème, lait en poudre, polyphosphate et orthophosphate de sodium, citrate de sodium et acide citrique. Vous faites fondre l’ensemble, vous touillez bien, et vous obtenez un magnifique « fromage fondu » contenant du bleu d’Auvergne qui figurera en bonne place dans la liste des ingrédients. En plus, vous aurez droit à une magnifique photo d’une généreuse tranche de bleu d’Auvergne sur l’emballage ».

« Vous ne mangerez plus jamais les yeux fermés »

Inutile de deviner que, déjà, avec ces trois exemples très divers, cela doit vous donner froid dans le dos, n’est-ce pas ? Comme l’auteur le répète plusieurs fois dans ce livre, les industriels sont uniquement intéressés par l’argent des consommateurs, pas par leur santé. Et c’est cela qui est le plus dingue d’admettre. Zéro empathie. Pas de responsabilité !

Pourtant, c’est bien le consommateur qui est roi. Et c’est bien nous, clients, qui avons les cartes en mains. Alors, lorsque nous sommes correctement informés et que l’on s’intéresse au minimum à ces dérives, nous avons toutes les billes pour mieux consommer et utiliser notre pouvoir d’achat à bon escient. C’est pourquoi, après avoir brossé les grandes failles de l’industrie agroalimentaire, l’auteur nous donne, dans le dernier chapitre, un guide de survie en magasin. Une façon de nous donner des conseils pour ne pas être perdu une fois arrivé au supermarché avec notre caddie à remplir…

A retenir : l’essentiel est de privilégier les produits bruts, frais, non transformés, de préférence bio et/ou locaux. Mais nous savons bien qu’avec nos vies à 100 à l’heure il est parfois difficile de cuisiner tout maison. Alors, il suffit d’organisation, de pertinence et de raison. De trouver un juste milieu. De consommer en conscience de cause.

Si le sujet de la nutrition et des scandales agroalimentaires vous intéresse, vous allez adorer ce livre. Pour ceux que ça intéresse, l’auteur a écrit un second bouquin qui, cette fois-ci, nous donne toutes les clés pour savoir quoi manger. Ce qui tombe bien plutôt bien car c’était justement la question que l’on se pose après avoir terminé son premier livre…

Ce livre vous donne-t-il envie d’être lu ?

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